Conjoncture économique
Activité économique cornouaillaise
Dans un contexte général de "croissance
molle", les comportements attentistes dominent en Cornouaille.
Sur le premier semestre, les résultats de la pêche
fraîche sont globalement médiocres. Les captures
affichent un déficit de près de 7 % par rapport
à 2001. Grâce à la poursuite de la hausse
du cours moyen (+ 3 %) qui dépasse maintenant 3 €,
la baisse de la valeur débarquée est limitée
à 4 %. Deux raisons principales à cette mauvaise
performance : les conditions météorologiques difficiles
du mois de février et un démarrage tardif de la
saison des sardiniers qui pèse sur les résultats
de fin du semestre.
Dans le secteur agroalimentaire, l'inquiétude règne.
Le marché de la volaille de chair souffre de surproduction,
en raison notamment de l'érosion permanente émanant
des pays du Moyen-Orient et de l'Europe. Les restitutions européennes
restent trop faibles pour que les volaillers puissent contrecarrer
la concurrence des producteurs brésiliens et thaïlandais.
La fermeture de l'abattoir Doux implanté à Briec,
annoncée dans un premier temps pour le mois de septembre
2002, est reportée. Dans la filière porcine, le
contexte commercial manque de dynamisme. Plus globalement, le
niveau des stocks reste trop important dans les industries de
la viande. A contrario, les industries de plats préparés,
de salades et de charcuterie enregistrent de bons résultats
et affichent de bonnes perspectives pour les mois à venir.
Le niveau de production dans l'industrie du poisson se situe également
à un bon niveau.
Après une conjoncture exceptionnelle, la construction
marque le pas. Néanmoins, elle résiste au mouvement
de décélération économique et le nombre
de logements autorisés en Finistère se maintient
au même niveau qu'au premier semestre 2001.
Après la reconquête touristique amorcée
en 2001, 2002 se place sous le signe d'une légère
hausse de la fréquentation. L'avant saison présente
des résultats supérieurs à 2001, le mois
de mai ayant contribué fortement à cette progression.
Globalement, au regard des réservations enregistrées
sur la haute saison, on peut s'attendre à un niveau de
fréquentation légèrement supérieur
à celui de l'an passé. Il sera néanmoins
difficile de retrouver le niveau de l' "avant-Erika ".
Constatée dès le dernier trimestre de l'année
2001, la hausse du chômage se confirme sur la zone d'emploi
de Quimper. Elle demeure plus modeste que celle enregistrée
au niveau régional sur le premier trimestre 2002. Les hommes
et les jeunes sont les premiers touchés.
Dans ce contexte, les perspectives économiques pour le
second semestre restent médiocres.
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