Conjoncture économique
Économie française
En France, la reprise espérée en début d'année
n'aura pas véritablement eu lieu en 2002. Sous l'effet
d'une nouvelle dégradation de l'environnement conjoncturel
mondial, l'activité a progressivement ralenti dans tous
les secteurs de l'économie.
Si la consommation des ménages résiste plutôt
bien au ralentissement, ce n'est pas le cas de la demande des
entreprises. Gel des investissements et déstockage
massif ont ainsi constitué les principaux points faibles
du processus de reprise en cours.
Néanmoins, en net progrès sur le 4e trimestre, la
production industrielle affiche des signes encourageants, l'indice
atteignant même la meilleure performance depuis deux ans,
en décembre.
Toutes les branches d'activités apparaissent mieux orientées.
Seule exception notable : les biens d'équipement où
la production poursuit son repli, signe que l'investissement des
entreprises reste faible.
En 2003, l'industrie devrait péniblement redresser la tête,
d'autant que l'appréciation de l'euro a également
commencé à peser sur les parts de marché
des industriels français et constitue un handicap à
l'exportation.
Marquée depuis l'été, la déprime
du commerce extérieur risque donc de s'accentuer.
Côté ménages, l'attentisme domine.
Le moral des français varie peu. La consommation résiste,
mais se replie nettement par rapport aux années précédentes
(+2.2 % en 2002, contre 3.2 % en 2001 et 3.9 % en 2000). Moteur
de la croissance française, elle pourrait tôt ou
tard souffrir de l'atonie du marché du travail.
En effet, le nombre de demandeurs d'emploi poursuit son
ascension. En un an, il a progressé de 4.8 %, soit un supplément
de 100 000 chômeurs. Les annonces récentes de suppressions
d'emplois chez Daewoo, ACT Manufacturing, Matra, Arcelor, Lu ou
Air Lib ne laissent entrevoir aucune éclaircie dans le
ciel de l'emploi.
En conclusion, la menace d'une intervention américaine
en Irak, la hausse du pétrole, celle de l'euro, la remontée
du chômage
sont autant de facteurs qui plaident en
faveur d'un ralentissement économique prolongé.
Les prévisions de croissance des instituts privés
et des banques évoluent autour d'une hausse de 1.5 %, soit
à peine mieux que la croissance de 2002 .
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